Estime de soi Relations

LA RELATION LA PLUS IMPORTANTE DE VOTRE VIE

Quand j’ai débuté ce blog, le premier article que je souhaitais écrire est celui que vous êtes en train de lire juste à l’instant. Un article sur la relation la plus importante de votre vie.

J’ai souvent, voire même beaucoup trop souvent, eu tendance à m’oublier dans mes relations, quelles soient amicales, sentimentales, professionnelles, familiales, par amour ou par devoir. Puis, avec le temps et les expériences, j’ai eu envie de changer cela, d’avoir une vie bien à moi avec des relations plus équilibrées. Alors j’ai lu un livre, qui, en milieu de lecture, m’a amené à mieux comprendre notre rapport aux autres et aussi à nous-même. Peut-être vous aussi, avez-vous connu cette tendance à ne vous soucier que de votre entourage, de leurs projets jusqu’à leurs soucis, au lieu de construire votre vie ? Ou bien à vous donner littéralement corps et âme à votre travail, par stress de ne pas être à la hauteur, au point de ne plus avoir de motivation ni de santé à la fin de votre mois pour votre vie personnelle. Si c’est le cas, je vous encourage fortement à lire le livre que je vais vous présenter, car il m’a amené à une prise de conscience devenue aujourd’hui une de mes philosophies de vie. Et la voici !

Le livre en question s’appelle « S’affranchir de ses dépendances affectives ». Il est publié en 2017 par les éditions LEDUC.S et est écrit par Brigitte Allain-Dupré, psychologue clinicienne et psychanalyste.

Elle y partage dans cet ouvrage le témoignage de patients vus en consultation aux problématiques concrètes qui leurs sont propres mais dans lesquelles chacun peut s’y retrouver. En première partie, sont abordés les manques affectifs émanant d’un rapport parent/enfant déséquilibré, et en seconde partie, sont évoquées des situations vécues par l’enfant devenu adulte avec des manques affectifs dans sa vie sentimentale actuelle.

C’est un livre riche en explications et en cas concret qui permet vraiment à quiconque d’avoir une multitude de déclic à sa lecture. La prise de conscience que j’ai eu de mon côté a eu lieu dès les premiers chapitres. L’auteure y décrit le rôle des parents auprès de son enfant : celui de de l’aider à développer son autonomie pour devenir l’adulte qui sera demain. Il lui apprend donc à marcher, à s’habiller, à couper ses aliments. A comprendre par lui même s’il doit se couvrir quand il fait froid. A être poli, respectueux des règles. A compter, lire, écrire. A découvrir et pourquoi pas reproduire des codes socio-culturels de son milieu d’origine et de l’extérieur. Et bien d’autres choses encore. Mais il reste un domaine sur lequel le parent peut avoir un rôle à jouer auprès de l’enfant : celui de l’estime de soi et du développement affectif.

Le but final pour l’enfant est d’atteindre l’autonomie affective, c’est-à-dire d’être capable de se débrouiller indépendamment de ses relations dans ses jugements et ses actions tout en entretenant des liens affectifs sains avec son entourage. Pour y arriver l’enfant a besoin de deux intervenants dont les actions évolueront progressivement en fonction de l’âge et de la maturité de l’enfant. Ces deux intervenants sont nommés « celui qui a le rôle de père » et « celui qui a le rôle de mère ». J’insiste sur le terme de « celui a le rôle de » car il s’agit bien d’un rôle qu’on a dans la vie d’un individu et n’a rien à voir avec le statut que l’on occupe dans la vie de l’enfant. De plus, celui qui a le rôle de mère n’est pas nécessairement la mère. Il peut s’agir du père, de la seconde maman dans un duo parental homosexuel, d’une grand-mère, d’un copain d’école, d’une petite amie, d’un supérieur, … Et il en est de même pour celui qui a le rôle de père.

Ce terme de « celui qui a le rôle de » correspond a des rôles prédéfinis que voici :

  • Celui qui a le rôle de mère est la personne qui va faire sentir à l’enfant qu’il peut être en interaction avec d’autres individus – que ces actions amènent des réactions et inversement – et qu’il peut être aimé pour qui il est. Il ou elle va quand l’enfant est petit lui dire et lui faire prendre conscience de sa valeur, de ses qualités, de ses forces, de ses limites, de ses axes d’amélioration, de la société, des règles, de ses droits, du rapport aux autres et des possibilités que ce monde a à offrir pour sa personne.
  • Celui qui a le rôle de père a deux buts. Le premier est de montrer à l’enfant qu’il peut créer du lien avec d’autres personnes que celle qui a le rôle de mère, et être estimée aussi par ces dernières, de manière différente à la relation initiale qu’il entretient avec celui qui a le rôle de mère. Le second but est de montrer à l’enfant que celui qui a le rôle de mère peut se détacher de lui pendant un temps donné pour être par exemple en relation avec celui qui a le rôle de père. Cette situation apprend à l’enfant qu’une personne ne lui appartient pas et lui montre également l’exemple qu’il n’appartient pas à une personne et peut s’ouvrir à d’autres relations, sans que les liens créés ne soient abîmés.

Par exemple, si Maman est celle qui a le rôle de mère, et Papa, celui qui a le rôle de père, l’enfant verra que parfois Maman a besoin d’espace loin de l’enfant pour elle seule ou pour être en interaction avec un autre individu, qui est Papa dans cette situation, et que pour autant quand elle retrouvera l’enfant, celui-ci constatera que la séparation momentanée n’a pas détérioré leur lien affectif. Encore une fois, cet éloignement se fait progressivement et de différentes manières en fonction de l’âge et de la maturité de l’enfant, et elle fait également prendre conscience à l’enfant que lui aussi, en l’absence de Maman peut interagir avec d’autres personnes et n’est pas résigné à être seul en son absence, attendant désespérément son retour.

En grandissant, les parents laissent progressivement leur enfant développer une autonomie dans son estime de lui-même et dans son positionnement face aux autres. Ils continuent de le guider dans le développement de son estime de lui-même, en lui indiquant ses forces et ses limites, tout en le laissant peu à peu prendre ses responsabilités sur cette évaluation de sa personne. L’enfant aura aussi la possibilité en grandissant de vivre un ensemble d’expériences sociales, où différents individus – famille, professeurs et camarades de classes – se relayeront chacun leur tour les rôle de père et de mère permettant ainsi la continuité du développement de l’enfant, tels des référents à sa construction identitaire. Ces rencontres lui donneront l’occasion de travailler sur son estime de lui-même face à de nouvelles personnalités différentes de la sienne. Elles le conditionneront également dans ses rapports aux autres suivant son estime de soi et le regard qu’il porte sur la vie et sur le monde : « Si j’agis ainsi, ça amène telle réaction chez mon interlocuteur et ça m’amène à penser cela de moi, de l’autre ou de la situation. ».

A la découverte de ceci, je me suis beaucoup remise en question sur ma propre vie. Dans mon estime de moi-même et dans mon rapport aux autres. Puis, je me suis interrogée sur le fait que nous avons tous en nous ce besoin de liens sociaux, essentiel à notre bien-être et à notre bonheur, et que depuis notre enfance, chaque personne qui la compose se relayent le rôle de père et de mère dans notre vie.

Alors je me suis demandée : « Ai-je besoin sans cesse d’être entourée de monde pour être heureuse ? Dois-je toujours placer quelqu’un en rôle de mère quand le précédent ne peut pas assumer ce rôle pour telle ou telle raison ? »

Et c’est là que j’ai compris.

Qui mieux que nous une fois adulte peut identifier nos véritables désirs profonds, nos besoins, nos rêves, nos envies, nos valeurs ? Personne, à part nous-même.

Notre partenaire de vie ou notre entourage ne sont pas des personnes qui doivent se relayer inlassablement le rôle de mère dans notre vie pour la rendre plus épanouissante et se sentir aimé. Enfant, certes, notre entourage était titulaire de ce rôle. Puis à l’adolescence, on se permet d’expérimenter, de tester, d’observer les autres dans leurs choix, d’observer les réactions des autres à nos actions. On se découvre peu à peu. Mais c’est finalement à l’âge adulte, que l’on place véritablement les autres en rôle de père, et que nous nous plaçons nous en rôle de mère. Nous décidons que nous sommes le seul à choisir l’image finale que nous avons de notre valeur et de notre identité. Le seul à pouvoir combler tous nos besoins essentiels. Et ce, tout en continuant pour le reste de notre vie d’apprendre à se découvrir, se respecter et à se donner de l’amour.


VOUS ÊTES LA RELATION LA PLUS IMPORTANTE DE VOTRE VIE


Alexandre Cormont, coach en relations et développement personnel, décrit la dépendance affective comme étant le fait de « mettre son bonheur entre les mains de quelqu’un d’autre ». Tel un enfant dépendant de sa mère pour survivre. Donner à quelqu’un d’autre le rôle de mère sur notre propre vie une fois devenu adulte revient donc à lui laisser les commandes de notre vie et cela n’est pas source de bonheur.

Les autres, qui sont nécessaires et importants à notre vie, sont là pour nous apporter un regard et un amour parfois différent du notre sur nous-même et le monde. Ils sont là pour nous sentir soutenu dans les moments de doutes et plus épanoui et motivé encore dans nos moments de joie et de réalisation de soi car ils sont partagés avec nos proches. Et réciproquement, nous leur apportons la même chose. Mais la relation que l’on entretient avec soi-même doit être prioritaire.

« Charité bien ordonnée commence par soi-même » disait le dicton.

Le travail sur soi apporte toujours une meilleure connaissance de soi-même et donc une capacité à identifier et à attirer des personnes plus compatibles à votre personnalité pour vous sentir libre, utile, aimé et respecté. Elle demande donc la capacité de remercier mais laisser partir les personnes qui ne nous correspondent pas dans nos besoins profonds et de garder confiance en l’avenir et nous pour nous mettre sur le chemin de personnes qui nous correspondent plus.

Avant de finir cet article, je tenais à préciser un point important.

Le rôle des parents que je vous ai présenté au-dessus est un idéal ultra-théorique, bien éloigné de la réalité. Je vous l’ai cependant présenté car il me semble utile de le connaître et de le comprendre pour prendre conscience de la manière dont on peut guérir ses manques affectifs si on le souhaite à l’âge adulte. En finissant ce travail de développement affectif et d’estime de soi.

Je souhaitais également vous partager les trois vidéos juste en-dessous, si jamais vous avez eu ou avez encore aujourd’hui un rapport compliqué avec votre passé en général ou précisément avec vos parents et que cela vous empêche d’avancer, de retrouver votre force intérieure et de vous aimer. Elles peuvent vous aider à voir en quoi votre passé, vos événements de vie difficiles, vos échecs, vos doutes peuvent devenir vos forces pour mieux avancer dans votre vie et mieux vous aimer.

« WUC 204 – Comment reprendre son pouvoir personnel » de la chaîne YouTube de David Laroche, certifié en PNL
« WUC 208 – Comment aimer ses parents » de la chaîne YouTube de David Laroche, certifié en PNL
« WUC 191 – Comment accepter son passé » de la chaîne YouTube de David Laroche, certifié en PNL

Sur ce, prenez soin de vous, faîte de votre personne une priorité pour pouvoir ensuite mieux prendre soin des autres, et vivez votre vie à votre rythme selon vos valeurs ! Et partagez en commentaire votre parcours, vos prises de conscience personnelles ou votre avis sur le sujet, cela pourra compléter ou ouvrir l’article sur d’autres pistes, et ainsi aider plus de personnes avec vos propres témoignages !

Bises, je vous embrasse ! Alex R.

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