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Quel rapport entretenez-vous avec la nourriture ? Dans votre quotidien, est-il plutôt sain, serein et confiant ; responsable, contrôlé, ambitieux ; amusant, festif ou prioritaire à tout le reste ; ou alors conflictuel, passionnel et obsessionnel ?

On a tous un rapport plus ou moins sain avec la nourriture. Mais il y a sain pour le corps et sain pour le mental. Et ce n’est pas toujours évident de trouver l’équilibre entre les deux.

Pour ma part, ce rapport a longtemps été instable. Tantôt dans le contrôle, l’exigence et la recherche de perfection, tantôt dans l’affect, le plaisir à tout prix et l’abandon total de mes responsabilités envers mon corps. Mais il n’a jamais été dans l’empathie et la bienveillance. Ni dans l’écoute, le respect et l’amour de soi. J’ai alterné entre privation et craquages pendant plusieurs années. Cela m’arrive encore par moment, quand je suis fatiguée ou stressée, et que je retourne à mes anciennes et mauvaises habitudes. Telle une droguée, les habitudes et surtout les croyances qui les amènent sont ce qu’il y a de plus dur à défaire. Ce n’est pas pour rien que la privation de nourriture ou les compulsions alimentaires sont considérées et traitées comme addictions. Heureusement, lorsque l’on comprend pourquoi elles sont présentes dans nos vies et comment les transformer, le quotidien devient alors plus facile à vivre. Si vous souhaitez en savoir plus sur les croyances et les habitudes, je vous invite à écouter la vidéo de la merveilleuse coach de vie et business, Alexandra Villaroel Abrego, juste ci-dessous :

Vidéo « Comment changer sa vie » de la chaîne YTB « Alexandra TV »

Après, pour arriver à identifier ces croyances limitantes, il nous faut parfois accepter l’aide de professionnels experts dans leur domaine. Dans mon cas, je me suis orientée vers un médecin spécialisé dans les TCAs (troubles du comportement alimentaire) puisque j’étais concernée par cela. J’ai contacté le CAMP (centre d’accueil médico-psychologique) le plus proche de chez moi et les infirmiers m’ont orienté vers ce médecin. La prise en charge est gratuite, les délais entre chaque rendez-vous sont assez longs mais ça laisse le temps de s’observer dans ses pensées et ses actions au quotidien, d’identifier mieux le problème, ainsi que ses failles, ce qui nous aide et ce qui nous met en difficulté face à la guérison.

Cela fait maintenant deux ans que je suis suivie par ce médecin. Ces explications sur les TCAs et les exercices qu’il m’a demandé de réaliser m’ont beaucoup aidé. Même si la progression s’est faite lentement, je vois une amélioration considérable aujourd’hui.

Avant de vous faire part de cette évolution et des leçons que j’en ai tiré, je voulais vous partager la toute première information que m’a transmise mon médecin au sujet des TCAs : « le rapport que l’on entretient avec la nourriture est intimement liée à notre estime de soi ». Cette dernière, selon si elle est haute ou basse, va impacter positivement ou négativement notre rapport à la nourriture. Elle va également influencer nos actions et nos décisions dans notre rapport aux autres ainsi que dans notre façon de vivre.

Pour me faire comprendre cela, il m’a montré un schéma qui résume l’impact d’une faible estime de soi sur ces trois domaines de notre vie :

A travers ce schéma, je me suis entièrement reconnue. J’ai compris que ces 4 domaines étaient liés et que si je travaillais chacun d’entre eux individuellement, je pouvais impacter les trois autres globalement.

Mais pour réussir cela, il m’a fallu comprendre les expériences que j’ai vécu, les comportements et les leçons que j’avais à en tirer pour ensuite rectifier le tir et vivre une vie plus bienveillante et épanouissante. Et ces leçons, les voici :

Enfant, je me sentais très bien dans ma peau. Puis en grandissant, je me suis rendu compte que je ne rentrais pas dans le moule que certaines personnes m’imposaient. À ce moment-là, chacun réagit à sa manière, en fonction de son vécu, son éducation et son caractère :

LA RÉBELLION : par la provocation et le refus de se soumettre
LA DOMINANCE : par l’envie d’attaquer avant d’être attaquée et le complexe de supériorité
LA SOUMISSION : par le complexe d’infériorité, la recherche de reconnaissance et de validation de l’autre et l’évitement du conflit quitte à s’oublier soi-même
– Et enfin, LA MATURITÉ : par la prise du recul sur les choses et les individus, et la connaissance et le respect de soi et de l’autre, et le maintien de son cap et de son individualité

Pour ma part, je me suis construite par le biais de la soumission. Je me sentais légitime à exister qu’en faisant plaisir aux autres. Je n’avais jamais appris à me définir et me juger par moi-même. Et surtout, j’avais peur de déranger à chaque fois que j’exprimais mon individualité. J’ai mis du temps à comprendre que j’étais la seule personne à pouvoir m’estimer et choisir comment je voulais vivre ma vie. Et surtout, que j’étais la seule responsable du bonheur, de l’amour et la bienveillance dont chaque individu a besoin :

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Dans mes expériences relationnelles, j’avais tendance à me lier d’amitié à des personnes plus dominantes, directives et critiques. L’une d’elles, une amie très proche à l’époque, a mal vécu une situation que nous vivions toutes les deux, avec une tierce personne, et a reporté sa colère sur moi avec des propos violents et très dégradants envers ma personne. Je n’avais pas les capacités à ce moment-là de prendre du recul, et j’ai pris toutes ses mots pour vérité : « nulle », « moche », « ennuyante », « inintéressante », « personne ne voudra de toi ». Je me disais que si ma meilleure amie pensait cela de moi, alors qui sera capable de m’apprécier ?

Je me sentais tellement mal à la suite de ça que j’ai eu une réaction qui m’a dépassé. Je ne sais pas si vous avez déjà vécu cette sensation dans votre vie, mais j’étais tellement déchirée émotionnellement ce soir-là, que j’en étais écœurée sur le plan physique. J’en avais tellement la nausée que je suis partie aux toilettes vomir, encore et encore. Je me sentais très mal moralement car ,à la suite de ce conflit, j’avais en l’espace de quelques secondes perdue cette meilleure amie, ainsi que la tierce personne concernée par ce conflit. J’étais en état de choc et mon corps a accusé le coup. Je croyais que ce n’était qu’un événement isolé qui n’avait eu lieu qu’un soir dans ma vie, que cet épisode de vomissement serait vite oublier. Mais en fait, j’avais déclenché le premier pas vers une alimentation émotionnelle et les troubles du comportement alimentaire. Et cela, parce que l’estime de soi entrait en cause.

Après ce soir-là, j’ai continué de me sentir mal dans ma peau. J’étais dans une énergie et un manque de confiance en moi qui faisait que je n’arrivais pas à construire des relations avec les autres. Quand je suis arrivée dans mon premier lycée, je n’ai pas réussi à m’intégrer. J’ai alors comblé la solitude par le sport : entre les cours d’EPS au lycée, mes deux activités sportives en loisirs le samedi, les représentations tous les mois le dimanche, les randonnées à cheval certains week-end avec une copine et l’accès à la salle de sport du lycée pendant une heure tous les midi pour pratiquer acrobaties aériennes et gym au sol, j’arrivais vite à une dizaine d’heures de sport par semaine. Cela m’occupait.

Puis, progressivement, avec mon métabolisme déjà rapide de base, cela m’a transformé sur le plan physique. J’ai commencé à être plus mince et plus musclée à force de me dépenser. J’avais un corps qui était très enviable dans le milieu social que j’occupais à l’époque, et j’en avais conscience. Et, petit à petit, je ne redoutais qu’une chose, c’était de le perdre. Car c’était la seule chose que je trouvais de bien et d’appréciable chez moi. Sauf que voilà, comme beaucoup, j’ai dû progressivement diminuer mes loisirs sportifs pour accorder plus de temps à mes études. Et, là, j’ai compris que si je ne pouvais pas garder ce corps par le biais du sport, je devrais le conserver grâce à mon alimentation.

Sauf que voilà, cela m’a joué des tours d’attribuer à mon alimentation le rôle de gardienne de ma minceur, plutôt que celui de protectrice de ma santé. Car, depuis ce fameux soir, je vivais très mal les épisodes de rejet, car j’avais la croyance que « Ma vie sociale définit ma valeur personnelle. ». Et le rejet, à l’époque, je le vivais constamment : aux intercours, pendant les cours et aussi les cours de sport (vous savez pour le fameux choix des équipes …), pendant le travail d’exposé en binôme, au moment du trajet en car avec les messes basses et les moqueries des filles de mon ancien collège. Bref, ma blessure du rejet était mise à rude épreuve à cette époque, mais je n’avais pas les outils nécessaires pour l’accepter et y faire face. Et à force de vivre ces expériences, je revivais cette écœurement vis-à-vis de moi-même et finissait par en vomir aux toilettes aux intercours.

A côté de cela, j’aimais me réconforter avec de la bonne nourriture grasse, salée, sucrée. Puis un jour, lors d’un épisode de vomissement, au même moment où je commençais à m’inquiéter pour mon apparence, une pensée m’est venue : « C’est pas plus mal, j’ai mangé un yaourt au chocolat ce midi.« . Et d’une pensée, cette somatisation liée au stress et au dégoût de soi s’est transformée en une action volontaire et stratégique dans le but de rester mince. Je me suis mise à me faire vomir en systématique. Mes repas étaient devenus entièrement plaisants. Je ne me privais de rien, car je savais que je n’allais rien garder après. Je m’en fichais que ma gorge me brûle, que mon ventre crie famine une heure après. Je voyais mon poids diminuer doucement comme je le désirais et rester mince. Et cela me convenait.

Mais voilà, ce sont les seuls avantages des troubles du comportement alimentaire. Au départ, on se sent jouir d’une toute puissance, à contrôler son corps et son poids puis les autres domaines de sa vie. Cette toute puissance peut amener à développer un complexe de supériorité vis-à-vis des autres. On a alors une image « parfaite » de soi-même sur le plan physique et celui de la réalisation personnelle. Cela comble superficiellement notre estime de soi basse à court terme, mais jamais en profondeur, ni sur le long terme. Ensuite, c’est le manque de nutriment qui se fait sentir, la fatigue s’installe et là, rien ne va plus. Nos capacités diminuent, on développe des troubles de l’humeur et de l’anxiété, et le manque de confiance en soi resurgit. On développe également progressivement une méfiance vis-à-vis des autres avec lesquels on se sent en compétition, ou que l’on considère comme obstacle à travers un objectif minceur. Et petit-à-petit, la façade s’effondre sur le plan physique et mental1 :

– Fatigue importante
– Difficulté à se réchauffer par soi-même (la consommation de nutriment par le corps libère de la chaleur et ce dernier peut ainsi participer à se réchauffer par lui-même)
– Trouble de la concentration
– Malaise
– Perte de masse osseuse, risque de fractures et d’ostéoporose
– Anémie par manque de fer
– Emaille dentaire fragilisé par l’acidité des vomissements, plus de risques d’être sujet aux carries
– Dents du fond abimés par l’acidité des vomissements
– Muqueuse de l’œsophage abimée
– Risque d’arrêt cardiaque à cause des vomissement et d’une baisse du taux de potassium
– Altération hormonale et arrêt du cycle menstruel
– Pilosité plus importante (pour permettre au corps de se réchauffer)
– Nez et joues creusés et os apparents
– Perte de cheveux
– Teint et cheveux ternes
– Ongles fragiles
– Energie basse
– Méfiance relationnelle et stratégie d’évitement
– Troubles de l’humeur
– Troubles anxiodépressif

Pour résumé, mes troubles ont commencé en 2009. Je me faisais plaisir au départ puis après, j’ai commencé à me restreindre sur le plan alimentaire pour essayer d’être encore plus mince. Le « C’est pas plus mal, j’ai mangé un yaourt au chocolat ce midi. » au moment de vomir c’était transformé en « C’est pas plus mal, j’ai mangé un demi-yaourt nature sans matière grasse ce midi.« . Je diabolisais même la nourriture la plus saine qui soit et angoissait à l’idée de manger. Et surtout, je pensais qu’à ça : comment perdre plus, comment éviter de manger, comment le cacher. Il m’aura fallu deux gros déclics pour réaliser que je perdais le contrôle de tout, et que mon corps et ma vie s’abimaient à petit feu. J’ai fini par en parler à mes proches et progressivement à me faire soigner. Et c’est depuis 2013 que j’ai arrêté de me faire vomir et j’ai recommencé à manger normalement. À la suite de cela, il m’aura fallu un temps sur le plan physique pour récupérer mon corps à peu près correctement :

– Depuis 2016, je n’ai plus besoin de me coller physiquement à un radiateur pour me réchauffer.
– Depuis 2019, j’ai récupéré ma véritable quantité de cheveux, et je me rends compte que j’en ai vraiment beaucoup. Je vais depuis maintenant deux ans tous les quatre mois chez le coiffeur pour me faire retirer de la masse capillaire, tellement j’en ai.
– Depuis avril 2020, j’ai enfin des ongles blancs et solides. Ils sont toujours courts mais au moins ils sont en santé.

Après, suivant la qualité de mon alimentation, je suis encore sujette aux anémies périodiques. Mes dents sont de moins en moins fragiles au fil des années mais elles le sont quand même encore pas mal. Après un examen en 2018, on a constaté j’avais toujours une masse osseuse trop basse par rapport à la norme santé et au ratio de ma masse musculaire, et je suis régulièrement à risque de micro-fractures.

Bref, tout cela pour vous dire que ce n’est pas à travers un corps « parfait » ou des objectifs atteints que l’on peut s’aimer et renforcer son estime de soi. C’est dans la manière dont on se donne de l’amour dans les actes de la vie quotidienne, dans le respect de ses rêves et de ses valeurs, dans l’acceptation sa personne, de son individualité, de ses qualités, de ses forces, mais aussi de ses limites du moment, de ses défauts, de ses choix, des ses erreurs et de son parcours.

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C’est aussi dans sa capacité à lâcher-prise et à recevoir de l’amour des autres, et dans la possibilité de contribuer au monde à sa manière que l’on renforce son estime de soi. Rien à voir avec des choix autodestructeurs pour son corps, sa santé mentale, ses relations et sa vie en générale. Donc, apprenez à vous aimez si ce n’est pas le cas et surtout prenez soin de vous !

Une fois mon alimentation revenue à la normale et que j’ai réintégré les aliments plaisir à mon alimentation, j’ai basculé du côté opposé. Celui de ne plus trouver la limite raisonnable. Et pour cause, l’alimentation représentait ma seule source de plaisir.

Même si j’avais de nouveau un entourage social et des études avec de bons débouchés à la sortie, je ne menais pas une vie qui me plaisait. Les sorties qu’on et les discussions avec mon ancienne vie sociale ne me correspondaient pas. Je n’osais pas assumer ma personnalité, mes passions et mes centres d’intérêts dans ma vie sentimentale. Ma vie pro était instable car elle ne me convenait pas et que je n’avais aucun projet professionnel défini pour mon avenir. Et dans ma vie perso, je me donnais des objectifs trop ambitieux pour mon caractère perfectionniste et je procrastinais par peur de l’échec.

La nourriture était là à la fois pour me redonner du plaisir à ma vie, combler un vide, mais aussi anesthésier mes sentiments de non-épanouissement. Bref, je me maintenais dans le déni. Et comme toujours, c’est un cercle vicieux qui s’installe progressivement. On se fait plaisir une fois par semaine ; puis deux, trois fois ; quatre, cinq fois ; une fois par jour ; et au final, c’est à chaque repas, et on arrive plus à s’en passer. Et par plaisir, j’entends dans ma notion de plaisir à moi, à l’époque : des produits très gras, très salés, très sucrés, et en trop grosse quantité.

Avant d’être prise en soin par mon médecin spécialisé dans les TCAs, j’ai essayé de résoudre ce problème en allant voir un nutritionniste. Cela a été une erreur, non pas dans le choix de la profession, mais dans le choix du professionnel. Je voulais trouver l’équilibre entre aliments sains et aliments plaisirs. La solution du professionnel que j’ai été voir : arrêter DÉFINITIVEMENT les aliments plaisirs. Du coup, pendant plusieurs mois, je tenais deux voire trois semaines de nutrition 100% healthy, MAIS la semaine d’après, c’était une semaine à une dizaine de jours de craquages en tout genre (fast-food, produits préparés, petit-déjeuners trop sucrés, …). Et le mois suivant, je recommençais à manger sain, pendant deux semaines, puis à nouveau craquages. C’était le même schéma, encore et encore.

Voyant que son programme ne marchait pas, que mon poids montait, très doucement (un kilos par an en six ans), mais montait quand même, et que la nourriture redevenait une crainte constante dans ma tête, je me suis décidée à aller voire ce fameux médecin spécialisé dans les TCAs, qui est psychiatre en clinique d’addictologie. C’était un challenge pour moi, car en 2013, quand j’ai arrêté de me faire vomir et que j’ai recommencé à manger normalement, on m’a conseillé une prise en charge psychologique pour mes TCAs. Mais à l’époque, j’avais refusé, car je ne me sentais pas prête.

Ce médecin m’a beaucoup aidé à revoir mon rapport à l’alimentation mais aussi au reste de ma vie. Entre autre chose, voici les thématiques que l’on a abordé :

– Comprendre le mécanisme des TCAs (↑↑ avec le schéma au-dessus ↑↑)
– Réduire mon degré de perfectionnisme
– Me concentrer sur des petits objectifs et des petites actions pour passer plus facilement à l’action
– Réintégrer les sens à mes repas (odeur, vue, toucher, ouïe, goût)
– Prendre le temps de savourer sensoriellement chaque bouchée
– Identifier les situations et les pensées qui m’amènent une crise sans chercher à arrêter la crise pour le moment
– Travailler sur la modification de la pensée sans en modifier l’action pour le moment (exemple : « je suis trop fatiguée pour cuisiner, je vais prendre un plat à emporter » « je n’ai aucun plaisir à cuisiner et à manger seule un énième plat chez moi et j’ai envie de mettre un peu de dynamisme et de plaisir dans ma vie en sortant de chez moi, même si c’est juste pour aller chercher à manger »)
– Identifier mes aliment craquages et faire une liste d’aliments un peu plus sain pour les remplacer (exemple : tablette de chocolat chocolat chaud)
– Remplacer au moment de la crise des aliments plaisirs non-sains par des aliments plaisirs un peu plus sains inscrits dans la liste
– Intégrer régulièrement les aliments plaisirs à mes repas en petite quantité sans craindre le craquage
– Identifier d’autres sources de plaisirs dans ma vie que l’alimentation
– Mettre en place de la nouveauté pour maintenir un certain dynamisme essentiel dans ma vie
– Travailler sur mes autres croyances limitantes
– Travailler sur ma dépendance affective
– …

Pour aller mieux au niveau alimentaire et arrêter cette alimentation émotionnelle, il m’a aussi fallu reprendre ma vie en main, et vivre une vie qui me plaise vraiment.
J’ai dû apprendre à me redécouvrir, à écouter mes envies et à dépasser mes peurs.
J’ai dû apprendre aussi à mieux accepter mes émotions, les comprendre et les utiliser, au lieu de les anesthésier à coup de sucres et nourriture plaisir.
J’ai dû travailler sur mon indépendance affective et mon estime de soi.
Et surtout, j’ai dû apprendre à passer à l’action, me concentrer sur les leçons et l’évolution que j’en retire et lâcher-prise sur le résultat.

Alors, oui, tous ses craquages m’ont fait prendre du poids, et non, je ne les ai pas encore perdu. Je suis très bien physiquement, j’ai une IMC normale, mais il est vrai que je ne me reconnais pas vraiment dans mon corps à certains endroits. J’ai envie de redevenir la vraie moi physiquement, et je sais que cela viendra. Tranquillement et sainement. J’accepte le corps que j’ai aujourd’hui parce que je sais qu’il est le résultat de toutes les actions que j’ai réalisé entre restriction et craquages. Je ne m’en veux pas d’être passée là, tout comme j’ai appris à faire la paix avec mon passé (le manque d’estime de soi, le rejet, mes erreurs à mal me nourrir et à tout miser sur l’apparence, …). Je suis contente aujourd’hui d’avoir vécu tout ça, car cela, ainsi que tous les déclics que j’ai eu ces derniers mois, m’amènent à vivre aujourd’hui ma vie avec plus de bienveillance et de compréhension sur moi-même, les autres et la vie en général. J’ai encore plein de chose à comprendre, à découvrir et à mettre en pratique, mais je suis aujourd’hui plus sereine vis-à-vis de l’avenir et de l’évolution que les choses vont prendre.

Et pour ce qui est de mon fameux rêve d’avoir un jour une nutrition saine et plaisante sur le plan physique et mental, je peux dire qu’aujourd’hui il devient de plus en plus réalité. Je fais encore des épisodes de craquages, mais ceux-ci durent moins longtemps et ne représentent plus mon quotidien comme autrefois. Il me reste encore à m’améliorer sur le plan de l’organisation afin de ne plus me laisser déborder par les priorités et le quotidien, et ainsi me garantir de bons repas au maximum, mais ça va le faire ! Le plus dur a été de changer mon rapport à la nourriture et les raisons pour lesquelles je la consomme, et c’est chose faîte. Maintenant, il ne reste plus qu’à continuer d’aller de l’avant, sereinement et en toute confiance ! 😉

Sur ce, en espérant que ce témoignage vous aura été utile !

Je vous embrasse, XO, Alex.

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SOURCES

1Article du site www.frm.org « Tout savoir les troubles de conduite alimentaire »

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